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Réponses de Madame Carole Majeau, candidate du Parti libéral du Québec |
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| Le 23 mars 2007 | ||||||
1 |
Les changements climatiques et l’efficacité énergétique | |||||
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| a) |
Q.: Nos gouvernements, fédéral et provincial, devraient-ils intensifier leur lutte aux émissions de gaz à effet de serre (GES) pour atteindre les objectifs du protocole de Kyoto ? | |||||
| R. : Le Québec a adopté le meilleur plan de lutte aux changements climatiques au Canada et figure parmi les meilleurs en Amérique du Nord. Nos interventions ont amené le gouvernement fédéral à créer un fonds canadien pour appuyer les provinces dans la lutte aux émissions de GES. Ainsi, en plus des 1,2MM$ que le gouvernement du Québec va investir dans ce plan, à cela s’ajoute une contribution de 350M$ du gouvernement canadien. | ||||||
b) |
Q.: Dans le comté de Berthier, quel rôle les citoyens, les associations, les entreprises et les municipalités peuvent-ils jouer dans la réduction des émissions de GES ? | |||||
| R. : - Le plan de lutte aux changements climatiques que nous avons adopté compte sur la contribution tant des citoyens, des entreprises que des municipalités. C’est 1,55MM$ qui permettront de financer les actions et appuyer les gestes de tous nos partenaires. | ||||||
c) |
Q. : En tant que députée, quelles mesures d’efficacité énergétique seriez-vous prête à appuyer et à promouvoir à la maison, au travail et dans les transports ? | |||||
| R. : Puisque la plus grande part des émissions
de GES du Québec provient du secteur du transport, il faut encourager
le développement et l’utilisation du transport en commun. D’ici
2012, nous ajouterons 720M$ pour le transport en commun. On souhaite donc
attirer plus d’utilisateur, qui pourront adopter ce moyen de transport
pour se rendre au travail. |
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2 |
La qualité de l’eau | |||||
a) |
Q. : Compte tenu des problèmes qui affectent nos lacs et cours d’eau (cyanobactéries, eutrophisation, érosion des berges), croyez-vous que les efforts collectifs consentis jusqu’à présent pour améliorer la qualité de l’eau sont suffisants et adéquats ? | |||||
| R. : Il est évident que nous devons faire plus pour protéger les cours d’eau et nos réserves d’eau potable. La solution passe par une gestion par bassin versant afin de prendre en compte tous les facteurs qui ajoutent de la pression sur le milieu. | ||||||
b) |
Q. : Qui devrait agir dans ce dossier ? le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (gouvernement du Québec), les municipalités, les propriétaires riverains, agriculteurs ou villégiateurs ? Quelles ressources devraient être consacrées à ce problème ? | |||||
| R. : C’est pourquoi nous privilégions une approche par bassin versant, ce qui nous permet de tenir compte de toutes les activités qui agissent sur les cours d’eau et ne pas cibler que les activités les plus visibles. Le ministère des finances et celui de l’environnement travaille à développer un système de redevance sur l’eau qui pourrait financer des actions de protections et d’approfondissement des connaissances. | ||||||
c) |
Q. : En tant que députée, comment pourriez-vous aussi contribuer à améliorer la qualité de l’eau ? | |||||
| R. : Il faut s’assurer de bien informer les riverains sur les impacts de leurs activités et leur faire prendre conscience que leurs choix ont des répercussions sur leur environnement. Il faut expliquer que l’utilisation d’engrais et la déforestation, comme nous l’avons fait dans le passé, ne sont plus des pratiques acceptables. Je préconise donc les activités de sensibilisation et l’appui des organismes de bassin versant. | ||||||
3 |
La gestion des matières résiduelles | |||||
a) |
Q. : La Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008 tire à sa fin et encore aucune mise à jour n’a été faite par le gouvernement ni aucune proposition pour la planification après 2008. Croyez-vous que l’objectif de récupérer 60 % des matières recyclables est suffisant pour la prochaine décennie ? Appuieriez-vous un nouvel objectif de 85% de récupération ? | |||||
| R. : Les compensations versées aux municipalités pour la collecte sélective (environ 30 millions $ / an) et le versement aux municipalités de la redevance à l’élimination (55 M $/an) vont permettre aux municipalités d’améliorer et développer les services de recyclage pour atteindre les objectifs de la politique québécoise de gestion des matières résiduelles. De plus, toujours en collaboration avec les municipalités du Québec, puisqu’elles sont responsables des opérations, nous élaborerons un cadre d’intervention pour diminuer la quantité d’ordures destinées à l’enfouissement. Ce cadre d’intervention proposera des mesures convenant à chaque milieu pour favoriser le compostage des rebuts organiques et le recyclage de tous les rebuts pouvant être valorisés. Notre objectif est de porter de 65 % en 2008 à 70 % en 2012, le taux de récupération, de recyclage ou de valorisation d’un sac à ordures. Nous allons notamment faire en sorte qu’il y ait des contenants de recyclage dans les lieux publics où on trouve des poubelles, notamment dans les parcs et les centres commerciaux. Nous mettrons également en place un système de récupération des rebuts électroniques tels les ordinateurs et téléphones cellulaires. Ces rebuts contiennent des contaminants dommageables pour l’environnement ainsi que des métaux et autres substances qui peuvent être valorisés. | ||||||
b) |
Q. : Pensez-vous que les déchets que nous produisons constituent essentiellement des ressources qui peuvent être retournées à la production de biens de consommation, économisant ainsi les ressources naturelles ? | |||||
| R. : Oui. | ||||||
c) |
Q. : Quels moyens suggérez-vous pour améliorer la récupération et la valorisation des déchets que nous produisons ? | |||||
| R. : Voir réponse 3a. | ||||||
d) |
Q. : La région de Lanaudière accueille plus du tiers de tous les déchets à éliminer du Québec. Compte tenu de ce fait, appuyez-vous la création (ou l’agrandissement) de mégasites d’enfouissement comme à Lachenaie et à Saint-Thomas, sachant qu’ils reçoivent déjà plus de déchets de l’extérieur de la région que nous n’en produisons dans Lanaudière ? | |||||
R. : L’objectif pour toutes les régions
est de diminuer la quantité des déchets enfouis. Cela doit
passer par l’amélioration du taux de récupération,
de recyclage ou de valorisation du contenu des sacs à ordures.
Ainsi, la planification des sites d’enfouissement s’appuiera
sur les plans de gestion des matières résiduelles. |
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e) |
Q. : En tant que députée, voudriez-vous appuyer et promouvoir l’adoption rapide par nos municipalités de la collecte séparée des matières putrescibles ? | |||||
| R. : Il s’agit là d’une avenue intéressante qui pourrait être mise en place rapidement dans certaines municipalités qui profitent déjà des services et des infrastructures nécessaires. J’appuierai une telle démarche. | ||||||
4 |
Les OGM | |||||
a) |
Q. : Selon de nombreux sondages, une vaste majorité de Québécois et de Canadiens sont en accord avec l’étiquetage des OGM sur les produits qu’ils mangent. En tant que député, réclamerez-vous avec eux l’étiquetage obligatoire des OGM ? | |||||
| R. : L’étiquetage de ces aliments
est une préoccupation pour les consommateurs québécois
et nous reconnaissons d’emblée, qu’ils ont le «
droit de savoir » afin de pouvoir exercer leur libre choix alimentaire
en toute connaissance de cause. C’est pourquoi, le MAPAQ a confié
un mandat à l’Université du Québec à Montréal
pour la réalisation d’une étude économique sur
les coûts relatifs à la mise en place de l’étiquetage
obligatoire au Québec. Nous finançons également 2 autres
projets de recherche sur le développement de méthodes pour
détecter les OGM dans les produits alimentaires et évaluer
la présence des OGM dans certains produits. Lors de la dernière rencontre fédérale-provinciale des ministres de l’Agriculture, nous avons conjointement décidé de poursuivre l’étude du dossier des OGM et de ses enjeux et un rapport sera présenté à la prochaine conférence annuelle en juin 2007. |
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5 |
Le financement des actions en environnement | |||||
a) |
Q. : Deux sondages récents (Léger Marketing, le 12 février 2007 et Crop, le 22 février 2007) indiquent que, selon les Québécois, l’environnement sera le deuxième enjeu le plus important de la prochaine campagne électorale, après la santé mais avant le développement économique et l’éducation. Considérant que le budget du Ministère de l’Environnement a chuté de 519 millions en 1988-1989 à 189 millions en 2006-2007, êtes-vous prête à réclamer une augmentation importante du budget de fonctionnement de ce ministère afin de lui permettre de rencontrer les défis actuels en matière de protection de l’environnement ? | |||||
| R. : Nous avons mis en place le Fonds vert par lequel nous faisons transiter plusieurs nouvelles sources de revenus pour financer des actions environnementales. Pour lutter contre les changements climatiques nous consacrerons, d’ici la fin de l’année 2012, 1,55MM$, pour appuyer les municipalités afin de développer et améliorer le taux de récupération, de recyclage ou de valorisation du contenu des sacs à ordures (85M$/an). Ce sont là des sommes nouvelles consacrées à la protection de l’environnement. | ||||||
b) |
Q. : En votre qualité de députée, supporterez-vous les demandes des groupes de la société civile, notamment des groupes environnementaux nationaux, des Comités de gestion de l’eau par bassin versant, des Conseils régionaux de l’environnement et des groupes régionaux pour un meilleur financement de leurs actions citoyennes en environnement ? | |||||
| R. : Oui. Nous avons mis en place un financement stable pour les organismes de bassin versant et les Conseils régionaux de l’environnement. À l’aide du Fonds vert, nous pourrons appuyer financièrement des actions des groupes environnementaux, notamment, pour la lutte aux changements climatiques. | ||||||
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