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Réponses de Monsieur Alexandre Bourdeau, candidat du Parti québécois |
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| Le 16 mars 2007 | ||||||
1 |
Les changements climatiques et l’efficacité énergétique | |||||
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| a) |
Q.: Nos gouvernements, fédéral et provincial, devraient-ils intensifier leur lutte aux émissions de gaz à effet de serre (GES) pour atteindre les objectifs du protocole de Kyoto ? | |||||
| R. : Il y a maintenant plus de
30 ans que les enjeux environnementaux sont apparus dans le discours politique
québécois. Beaucoup a été accompli depuis, notamment
la création d’un ministère de l’Environnement
en 1979, la création du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement
(BAPE) en 1978 et l’adoption de la Politique nationale de l’eau
en 2002 (André Boisclair), toutes trois mesures du PQ. Cependant,
avec l’avancé des connaissances scienti-fiques, les enjeux
se précisent et les défis sont encore plus urgents qu’on
le croyait, il y a seulement quelques années. Pour nous, au PQ, en
matière d’environnement et de réduction des émissions
de gaz à effet de serre, il est plus que temps de passer de la parole
aux actes.
Le peuple québécois appuie le protocole de Kyoto et ce, dans une proportion de 90 %. Avec sa prodigieuse capacité hydroélectrique et son potentiel éolien, le Québec jouit d’un avantage unique au monde sur le plan de l’énergie propre et renouvelable. Or, il est devenu évident que le Plan du PLQ ne permettra pas d’atteindre les objectifs de Kyoto d’ici 2012. Les produits pétroliers représentent une part importante de notre consommation totale d’énergie, soit près de 42 %, les transports accaparant à eux seuls près des deux tiers de toute notre consommation pétrolière. Non seulement les transports sont responsables d’une bonne partie des émissions de GES, mais ils contribuent directement à la pollution atmosphérique. Tant par nécessité sociale et économique que par obligation de freiner les changements climatiques, il faut donc rapidement entreprendre la mise en oeuvre d’un vaste programme visant la réduction de notre consom-mation de produits pétroliers et leur remplacement par des sources d’énergies propres. Un gouvernement du Parti Québécois : • Adoptera une Loi sur les changements climatiques avec des cibles
bien précises ; Au Québec, la consommation d’énergie par habitant est l’une des plus élevées au monde. Le pétrole et l’électricité représentent la plus grande part de cette consommation, avec près de 40 % du bilan chacun. Le gaz naturel (12,1 %) et la biomasse (10 %) se partagent la différence. Bien sûr, le climat, l’étendue de notre territoire et le niveau d’industrialisation du Québec sont des facteurs déterminants de notre consommation énergétique. L’électricité produite au Québec, parce qu’elle est renouvelable, constitue pour nous un avantage par rapport aux États-Unis et à l’Ontario. Grâce à la Paix des Braves (Bernard Landry), le développement hydroélectrique peut maintenant se faire en harmonie avec les peuples concernés. En conséquence, le Québec doit miser sur ses ressources renouvelables afin d’assurer son développement économique et social. Nous devons également mettre à profit de nouveaux projets, de façon à exploiter les occasions d’affaires et le potentiel d’exportation qu’offre le marché énergétique nord-américain. Un gouvernement du Parti Québécois : • Favorisera, sous réserve des avis du BAPE et de l’appui
des communautés locales, le développement de projets hydroélectriques,
en mettant prioritairement les nouvelles capacités énergétiques
du Québec au profit du développement de ses régions
; (Tirés de la plate-forme du Parti Québécois) |
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b) |
Q.: Dans le comté de Berthier, quel rôle les citoyens, les associations, les entreprises et les municipalités peuvent-ils jouer dans la réduction des émissions de GES ? | |||||
| R. : Nous devons toutes et tous
jouer un rôle actif dans l’amélioration de la qualité
de notre environnement. Le citoyen peut par exemple faire du covoiturage,
les entreprises devront s’engager à réduire leurs émanations
polluantes et les municipalités devront favoriser l’achat de
véhicules moins polluants.
De plus, la Loi sur la qualité de l’environnement québécoise n’a pas connu de révision majeure depuis les années 1970. Une sérieuse mise à jour s’impose. La réglementation sur l’environnement au Québec doit s’adapter aux nouvelles connaissances scientifiques sur l’environnement et aux réalités économiques d’aujourd’hui. Par exemple, fixer un taux acceptable des contaminants à la source d’émission est une chose, mais déterminer la capacité des milieux à absorber de façon cumulée des contaminants en est une autre. Aussi, dans bien des cas, les mesures volontaires ne suffisent pas. Un gouvernement du Parti Québécois : • Procédera à une révision en profondeur de
la Loi sur la qualité de l’environnement afin que les entreprises
s’engagent dans un programme de réduction régulière
de leurs rejets industriels en tenant compte de la capacité des
écosystèmes à recevoir cette pollution ; (Tiré de la plate-forme du Parti Québécois) |
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c) |
Q. : En tant que député, quelles mesures d’efficacité énergétique seriez-vous prêt à appuyer et à promouvoir à la maison, au travail et dans les transports ? | |||||
| R. : En tant que député, je réfère
souvent à l’Association des Caisses d’Économie
familiale (Acef) les personnes qui veulent procéder à des
rénovations parce que cet organisme gère en partenariat avec
Hydro-Québec plusieurs programmes d’efficacité énergétique.
Je les avise aussi de certaines ententes avec des commerçants comme
pour le remboursement d’ampoules ou une partie des coûts liés
à l’achat d’appareils ménagers « énergie
star ».
D’autre part, je considère qu’il y a des efforts supplémentaires à faire et ne suis absolument pas fermé à toutes initiatives susceptibles de réduire notre consommation d’énergie, tout en évitant de pénaliser outre mesure la population. Cela dit, pour ce qui est de l’énergie électrique comme telle, au Québec, nous sommes dans un contexte particulier où nous produisons beaucoup plus que nous consommons et ce, sans polluer ! Comme mon chef André Boisclair, je vois aussi d’un bon oeil qu’il puisse y avoir des compteurs d’électricité fonctionnant dans les deux sens, ce qui permettrait l’éclosion d’une multitude de sources d’énergies alternatives au Québec en plus de donner lieu à beaucoup de prospérité étant donné que nos voisins sont dépendants du charbon, du mazout, du gaz et du nucléaire. En transport, le PQ propose des mesures incitatives comme des remboursements sur les coûts des transports en commun ou à l’achat de véhicules moins énergivores. Aussi, je crois que nous devrions mettre à contribution celles et ceux qui sont de très grands pollueurs et d’aider les moyens propres de transport. |
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2 |
La qualité de l’eau | |||||
a) |
Q. : Compte tenu des problèmes qui affectent nos lacs et cours d’eau (cyanobactéries, eutrophisation, érosion des berges), croyez-vous que les efforts collectifs consentis jusqu’à présent pour améliorer la qualité de l’eau sont suffisants et adéquats ? | |||||
| R. : Non, puisque la Politique nationale de l’eau mise en place par André Boisclair n’est pas entièrement appliquée. Cette Loi part du concept que l’eau est un bien commun de l’humanité et qu’elle ne doit pas être assimilée à une simple marchandise. Personne ne fabrique l’eau. D’autre part, cette même Loi prévoyait la mise en place de comités de bassin versant pour que la communauté retrouve le lien qui l’unit à ses cours d’eau. En tant que député, je me suis battu bec et ongles durant mon dernier mandat pour que l’argent qu’avait réussi à réserver M. Boisclair avant l’arrivée du PLQ, puisse bel et bien être versé à la naissance de ces comités. Finalement, cela a été le cas et je me suis fait un plaisir d’assister à leur épanouissement. | ||||||
b) |
Q. : Qui devrait agir dans ce dossier ? le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (gouvernement du Québec), les municipalités, les propriétaires riverains, agriculteurs ou villégiateurs ? Quelles ressources devraient être consacrées à ce problème ? | |||||
| R. : Je crois que tout ce beau monde devrait se mettre de la partie. Pour ce qui est des ressources, bien sûr, le ministère de l’Environnement devrait recevoir plus que 0,3 % des budgets totaux du gouvernement. Pendant longtemps, nous avons balayé sous le tapis les problèmes environnementaux. C’est pourquoi, je crois que la tendance ne peut qu’être à la hausse dans ce domaine. Hormis un financement minimum requis, je crois que bien des mesures peuvent être prises sans toutefois coûter des fortunes puisqu’il s’agit plus souvent de comportements à modifier que d’argent à investir. | ||||||
c) |
Q. : En tant que député, comment pourriez-vous aussi contribuer à améliorer la qualité de l’eau ? | |||||
| R. : Je peux en tant qu’individu utiliser
des détergents biodégradables, éviter autant que possible
d’utiliser un lave-vaisselle ou s’assurer qu’il soit plein
avant de le mettre en marche, éviter de laver ma voiture au lave-auto
ou simplement réparer mon robinet ! En tant que député,
je peux valoriser les approches alternatives par rapport à l’utilisation
de l’eau, défendre mes commettants et les organismes qui défendent
ce bien commun de l’humanité.
De plus, je m’implique personnellement auprès des 3 comités
de bassin versant (Bayonne, Maskinongé, L’Assomption). Via
mes budgets et mes interventions, je vais continuer à appuyer ces
comités formés de citoyens qui agissent directement sur
leur milieu. |
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3 |
La gestion des matières résiduelles | |||||
a) |
Q. : La Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008 tire à sa fin et encore aucune mise à jour n’a été faite par le gouvernement ni aucune proposition pour la planification après 2008. Croyez-vous que l’objectif de récupérer 60 % des matières recyclables est suffisant pour la prochaine décennie ? Appuieriez-vous un nouvel objectif de 85% de récupération ? | |||||
| R. : Pour ce qui est de l’application de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles, encore là mise au point par M. Boisclair, je vous renvoie au PLQ qui s’est plus soucié de galvauder le terme développement durable que d’appliquer la politique. Pour ce qui est des objectifs de récupération, encore faut-il atteindre ceux prévus dans la Politique. À l’heure actuelle, les municipalités et les MRC n’ont pas nécessairement toutes les ressources pour atteindre l’objectif car il y a un manque flagrant de leadership à Québec. Cela étant dit, tant les citoyens que les municipalités ont cette volonté de recycler, ce qui était moins le cas avant la Politique… D’autre part, je suis persuadé que tôt ou tard, le milieu des affaires sera de la partie. Lorsque le coût des matières premières sera assez élevé, soyez assuré que le recyclage deviendra une filière industrielle à part entière où il sera payant d’investir. Finalement, si nous devenons souverains, nous pourrons imposer des standards comme des l’emballages permettant une réutilisation plus facile, en plus de réduire la quantité de matériaux utilisés, etc. | ||||||
b) |
Q. : Pensez-vous que les déchets que nous produisons constituent essentiellement des ressources qui peuvent être retournées à la production de biens de consommation, économisant ainsi les ressources naturelles ? | |||||
| R. : Pas à l’heure actuelle, il reste encore un 15 % de déchets non revalorisables, soit parce que le produit est mauvais ou parce que la technologie pour le revaloriser n’existe pas au Québec. Pratiquement toutes oui, même les voitures peuvent être conçues de telle sorte que l’on puisse les récupérer à presque 100 %. Pourquoi n’est-ce pas le cas à l’heure actuelle ? C’est une autre question… Elles pourraient aussi être plus durables… | ||||||
c) |
Q. : Quels moyens suggérez-vous pour améliorer la récupération et la valorisation des déchets que nous produisons ? | |||||
| R. : Je ne suis pas un spécialiste, mais je considère qu’il y a beaucoup d’effort à faire au niveau industriel concernant le choix des matériaux ainsi que de la fabrication des biens afin de favoriser le recyclage. D’autre part, je ne comprends pas qu’en 2007, on ait des contenants de touts les formats et de toutes les matières pêle-mêle. Je crois que les contenants de type bouteille devraient tous être consignés et je considère que les contenants de type emballage à gâteaux, à biscuits, etc., devraient être soumis à un standard clair : 3, 4, ou 5 grandeurs, 1 ou 2 types de matériaux etc. | ||||||
d) |
Q. : La région de Lanaudière accueille plus du tiers de tous les déchets à éliminer du Québec. Compte tenu de ce fait, appuyez-vous la création (ou l’agrandissement) de mégasites d’enfouissement comme à Lachenaie et à Saint-Thomas, sachant qu’ils reçoivent déjà plus de déchets de l’extérieur de la région que nous n’en produisons dans Lanaudière ? | |||||
R. : Non. Contrairement au candidat de l’ADQ,
je crois qu’il faut adopter une approche régionale et publique
de la gestion des déchets. Il nous faut une stratégie nationale
pour faire ces changements. Finalement, il est inévitable que l’enfouissement
doive coûter plus cher pour que le recyclage devienne une alternative
plus intéressante. Il faut taxer l’enfouissement et ne pas
ménager les investissements pour éviter que des déchets
soient simplement enfouis. |
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e) |
Q. : En tant que député, voudriez-vous appuyer et promouvoir l’adoption rapide par nos municipalités de la collecte séparée des matières putrescibles ? | |||||
(Aucune
réponse n'a été donnée à cette question) |
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4 |
Les OGM | |||||
a) |
Q. : Selon de nombreux sondages, une vaste majorité de Québécois et de Canadiens sont en accord avec l’étiquetage des OGM sur les produits qu’ils mangent. En tant que député, réclamerez-vous avec eux l’étiquetage obligatoire des OGM ? | |||||
| R. : C’est déjà fait et
vous pourrez le constater sur le site Internet de Greenpeace qui mentionne
les élus qui se sont prononcés formellement en ce sens. D’autre
part, je crois au principe de précaution et je ne considère
pas que dans ce cas, il ait été appliqué… |
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5 |
Le financement des actions en environnement | |||||
a) |
Q. : Deux sondages récents (Léger Marketing, le 12 février 2007 et Crop, le 22 février 2007) indiquent que, selon les Québécois, l’environnement sera le deuxième enjeu le plus important de la prochaine campagne électorale, après la santé mais avant le développement économique et l’éducation. Considérant que le budget du Ministère de l’Environnement a chuté de 519 millions en 1988-1989 à 189 millions en 2006-2007, êtes-vous prête à réclamer une augmentation importante du budget de fonctionnement de ce ministère afin de lui permettre de rencontrer les défis actuels en matière de protection de l’environnement ? | |||||
| R. : Comme vous l’avez remarqué
précédemment, je suis de ceux qui considèrent que 0,3
% du budget total d’un gouvernement c’est, en 2007, insuffisant
ne serait-ce que pour que le ministère puisse remplir ses mandats
actuels. Avec le nombre d’inspecteurs dont il dispose, le Ministère
prendrait 25 années avant que ses inspecteurs aient pu voir toutes
les entreprises du Québec… |
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b) |
Q. : En votre qualité de député, supporterez-vous les demandes des groupes de la société civile, notamment des groupes environnementaux nationaux, des Comités de gestion de l’eau par bassin versant, des Conseils régionaux de l’environnement et des groupes régionaux pour un meilleur financement de leurs actions citoyennes en environnement ? | |||||
| R. : Nous proposons d’investir près de 2 M$ pour les groupes nationaux et les groupes de bassin versant. De plus, j’aide aussi via mon budget discrétionnaire des actions de terrain initiées par les gens de chez-nous. | ||||||
| Alexandre Bourdeau Candidat du Parti québécois dans le comté de Berthier |
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