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Réponses de Monsieur André Chauvette candidat du Parti vert du Québec |
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| Le 19 mars 2007 | ||||||
1 |
Les changements climatiques et l’efficacité énergétique | |||||
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| a) |
Q.: Nos gouvernements, fédéral et provincial, devraient-ils intensifier leur lutte aux émissions de gaz à effet de serre (GES) pour atteindre les objectifs du protocole de Kyoto ? | |||||
R. : Absolument.
Mais l’écart entre la réalisation et les objectifs
visés dans la réduction des GES ira en augmentant d’ici
quatre ans. Au mieux nous aurons une réduction nettement insuffisante,
aux effets limités. |
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b) |
Q.: Dans le comté de Berthier, quel rôle les citoyens, les associations, les entreprises et les municipalités peuvent-ils jouer dans la réduction des émissions de GES ? | |||||
R. : Tous ont
leur rôle. |
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c) |
Q. : En tant que député, quelles mesures d’efficacité énergétique seriez-vous prêt à appuyer et à promouvoir à la maison, au travail et dans les transports ? | |||||
R. : Nous les humains, sommes entreprenants
et ingénieux. C’est grâce à ça que nous
avons évolué, jusqu’à être qui nous sommes
aujourd’hui. |
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2 |
La qualité de l’eau | |||||
a) |
Q. : Compte tenu des problèmes qui affectent nos lacs et cours d’eau (cyanobactéries, eutrophisation, érosion des berges), croyez-vous que les efforts collectifs consentis jusqu’à présent pour améliorer la qualité de l’eau sont suffisants et adéquats ? | |||||
| R. : Si les budgets du ministère
de l’environnement n’avaient pas été massacrés,
on aurait des ressources financières disponibles pour la sensibilisation
et la dépollution. Ces réductions drastiques de ressources du ministère de l’environnement sont le fait d’arme des péquistes comme des libéraux et nous en payons les conséquences. Par ailleurs, la politique nationale de l’eau serait restée un coup d’épée dans l’eau si Thomas Mulcair ne lui avait donné vie. Elle doit être soutenue de manière beaucoup plus énergique et des fonds conséquents devront lui être attribuée pour que ça aboutisse. |
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b) |
Q. : Qui devrait agir dans ce dossier ? le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (gouvernement du Québec), les municipalités, les propriétaires riverains, agriculteurs ou villégiateurs ? Quelles ressources devraient être consacrées à ce problème ? | |||||
| Encore là, tout le monde a sa part à
faire dans le mesure ou chacun est concerné. Il faut ajouter « tous les citoyens » à votre liste, par le sensibilisation au non-gaspillage de l’eau et au déversement de produits néfastes ou dangereux (incluants les savons et produits ménagers non biodégradables). Il faut avoir une vision globale du domaine de l’eau, qui est intimement lié à la terre comme à l’atmosphère, aux minéraux comme aux végétaux, ainsi qu’à toutes les espèces vivantes. C’est pourquoi une politique de l’eau qui ne fait pas parti d’une politique globale de sauvegarde de l’environnement voit ses efforts considérablement réduits. Les ressources nécessaires pour l’eau doivent être évaluées avec précision, au niveau monétaire et selon ce que ça représente comme contribution civique. Ce n’est pas le cas présentement. Il y a tant à faire et les efforts sont éparpillés, sans vision globale. Un simple député Vert pourrait déjà faire beaucoup. |
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c) |
Q. : En tant que député, comment pourriez-vous aussi contribuer à améliorer la qualité de l’eau ? | |||||
R. : En utilisant des produits écologiques
dont l’étiquetage est fiable (ce n’est pas toujours
le cas) pour les tâches ménagères, d’entretien
et toutes autres corvées. |
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3 |
La gestion des matières résiduelles | |||||
a) |
Q. : La Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008 tire à sa fin et encore aucune mise à jour n’a été faite par le gouvernement ni aucune proposition pour la planification après 2008. Croyez-vous que l’objectif de récupérer 60 % des matières recyclables est suffisant pour la prochaine décennie ? Appuieriez-vous un nouvel objectif de 85% de récupération ? | |||||
| R. : La négligence du gouvernement dans
ce domaine n’est pas surprenante, elle est même tout à
fait cohérente avec sa vision globale en matière d’environnement L’objectif à viser en ce qui concerne la récupération des matières recyclables doit toujours être le maximum, le plus proche possible du 100%. Sinon ce qu’on appelle « recyclable » devient un leurre. 85% est, au moins, un bien meilleur objectif que 60%. Considérant que les changements nécessaires interpellent les gens dans leurs habitudes, il faut mettre l’accent sur l’information et la facilitation. Cela peut se faire plus rapidement qu’on pense quand on considère que recycler est un geste simple et qu’il y a déjà un travail d’amorcer en sensibilisation au recyclage. Les gens qui savent pourquoi ils font un geste le pose beaucoup plus facilement Dans la mesure où la sensibilisation à la sauvegarde de l’environnement est globale et soutenue dans tous les domaines, le recyclage verra ses taux augmenter fortement. Chacun de nos gestes est important pour assurer une continuité et une qualité de vie à notre espèce. « Penser globalement, agir localement » doit prendre tout son sens. Il nous reste aussi à transformer le matériel récupérable, présentement les pertes sont énormes. L’intervention de nouvelles technologies de transformation et le soutien à la recherche s’avèrent des plus importants dans ce domaine. |
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b) |
Q. : Pensez-vous que les déchets que nous produisons constituent essentiellement des ressources qui peuvent être retournées à la production de biens de consommation, économisant ainsi les ressources naturelles ? | |||||
| R. : « Les déchets que nous produisons
constituent essentiellement des ressources qui peuvent être retournés
à la production de biens de consommation » est un postulat
de base. Pour donner un impact significatif à l’économie des ressources naturelles, il faut connaître les « trois R » : Réduire, Réutiliser, Recycler. Réduire c’est d’abord de mettre fin à tout gaspillage. C’est aussi de réfléchir à notre consommation. Nous vivons dans une société qui encourage la consommation à outrance, souvent de choses que nous n’avons même pas besoin. La course à la consommation a des impacts sur l’environnement mais elle détériore tout autant nos liens sociaux en encourageant l’individualisme (plutôt que l’individualité). On voit les répercussions du matérialisme sur la santé mentale d’un grand nombre d’individus. Certains se stressent pour obtenir toujours plus de biens, d’autres subissent les effets de la négligence de bons rapports familiaux en donnant trop d’importance à des objets dont la valeur est certainement moindre que le bonheur d’être entouré de gens qu’on aime… Réutiliser c’est de voir ce qu’on peut reprendre avant d’envoyer au recyclage, au lieu d’acheter de nouveaux objets. L’humain est ingénieux et pour peu qu’on stimule la créativité, il y a ici un potentiel immense de choses qui peuvent être réutilisées, quitte à faire quelques modifications. Plusieurs ont déjà de bons trucs, on ne part pas de zéro, il suffit d’ouvrir le chemin. Recycler, le troisième des R et ce n’est pas un hasard. Quand on consomme avec conscience et qu’on réutilise ce qu’on peut, on finit par recycler. Dans cette perspective, notre volume de récupération ira en diminuant et ce sera une bonne nouvelle. Ça voudra dire que le volume de matériel lié aux biens de consommation a simplement diminué. |
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c) |
Q. : Quels moyens suggérez-vous pour améliorer la récupération et la valorisation des déchets que nous produisons ? | |||||
| R. : Les efforts gouvernementaux doivent être
beaucoup forts et soutenus. Le système d’éducation est
prioritaire. Compte tenu des vastes ressources dont dispose l’état
(hôpitaux, CLSC, bureaux etc.) beaucoup peut être accompli. Il faut stimuler la participation civique. Combien d’entre vous lisez ces lignes et êtes membres d’un organisme communautaire, un club social ou de loisir, une association quelconque… Le travail ne portera fruit que si il est porté par les gens. Les dépliants d’information sont extrêmement insuffisants, c’est par le bouche à oreille dans les occasions qui s’offrent à nous et celles que nous pouvons créer que la sensibilisation se fera le plus efficacement, surtout si c’est soutenu par des campagnes nationales de sensibilisation. Tous les acteurs sociaux peuvent participer. Par exemple, à l’église on peut rappeler que la création est l’œuvre de Dieu et doit être traitée avec amour, respect et considération. Dans tous les groupes, le message peut être repris parce que ça nous concerne tous. Trop de temps a été perdu, les retards qui s’accumulent ont des conséquences qui seront de plus en plus lourdes à porter. Il viendra un temps ou nous aurons passé à autre chose, mais d’ici là un vote Vert doit être fort. Le Vert est à la mode, vous l’avez remarqué. Méfiez vous des imitations : le seul candidat Vert dans Berthier, c’est André Chauvette. |
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d) |
Q. : La région de Lanaudière accueille plus du tiers de tous les déchets à éliminer du Québec. Compte tenu de ce fait, appuyez-vous la création (ou l’agrandissement) de mégasites d’enfouissement comme à Lachenaie et à Saint-Thomas, sachant qu’ils reçoivent déjà plus de déchets de l’extérieur de la région que nous n’en produisons dans Lanaudière ? | |||||
| R. : Je n’appuie pas cette solution.
Les recommandations du BAPE auraient dû primer sur les manigances
politiques. Nous ne devons pas devenir la poubelle du Québec et
je m’inquiète du contexte qui fait en sorte que rien de sérieux
n’est fait pour réduire les déchets à la source,
cela ne peut vouloir dire qu’on est pas au bout de nos peines. |
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e) |
Q. : En tant que député, voudriez-vous appuyer et promouvoir l’adoption rapide par nos municipalités de la collecte séparée des matières putrescibles ? | |||||
| R. : OUI !!! Comme étant un des éléments d’une approche globale en la matière. Les gens aiment leurs enfants, ça veut dire qu’on doit se comporter en adulte avec l’héritage qu’on leur laissera. Des gestes si simples peuvent faire tant de bien, un jour on nous dira « pourquoi n’avez-vous rien fait pendant qu’il était temps… » | ||||||
4 |
Les OGM | |||||
a) |
Q. : Selon de nombreux sondages, une vaste majorité de Québécois et de Canadiens sont en accord avec l’étiquetage des OGM sur les produits qu’ils mangent. En tant que député, réclamerez-vous avec eux l’étiquetage obligatoire des OGM ? | |||||
| R. : Les OGM sont le nouveau leurre de la
méga-industrie agronomique. Ils n’ont pas leur raison d’être
et on voit bien que le prétexte invoqué, dans les années
90, qu’on nourrirait la planète grâce aux OGM était
complètement faux (c’était d’ailleurs prévisible). Les OGM sont non seulement néfastes pour la terre, ils sont néfastes économiquement (sauf pour quelques profiteurs). Ne serait-ce qu’à cause du principe de précaution ils devraient être interdits. Un premier geste serait d’informer les gens et leur permettre d’identifier ces produits par l’étiquetage. Les Verts le réclament depuis le tout début. Qu’on fait les péquistes et les libéraux ? Un vote pour eux est une semence d’OGM dans la démocratie. Citoyens, souvenez-vous en. |
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5 |
Le financement des actions en environnement | |||||
a) |
Q. : Deux sondages récents (Léger Marketing, le 12 février 2007 et Crop, le 22 février 2007) indiquent que, selon les Québécois, l’environnement sera le deuxième enjeu le plus important de la prochaine campagne électorale, après la santé mais avant le développement économique et l’éducation. Considérant que le budget du Ministère de l’Environnement a chuté de 519 millions en 1988-1989 à 189 millions en 2006-2007, êtes-vous prête à réclamer une augmentation importante du budget de fonctionnement de ce ministère afin de lui permettre de rencontrer les défis actuels en matière de protection de l’environnement ? | |||||
| R. : Non seulement faut-il rétablir
les budgets en environnement, charcutés à tour de rôle
par les péquistes et les libéraux, mais l’approche environnementale
doit se manifester dans toutes les missions de l’état. A quoi
bon rétablir les budgets en environnement si ceux en transports,
par exemple, défont les avantages créés ? C’est là le hic avec les promesses vertes de Charest et Boisclair. S'ils se disent Vert aujourd’hui c’est à cause de la préoccupation environnementale croissante des gens (manifestée dans les sondages d’opinion). Au sommet de la Terre à Rio, nous connaissions déjà les données sur l’état de la planète. Des années de gouvernement péquistes et libéraux plus tard, ou en sommes nous ? Ne soyez pas dupes, amis de l’environnement. Le bonhomme sept heures de l’ADQ ne doit pas vous laisser égarer. Souvenez vous, trop de temps a été perdu. Les conversions soudaines ne sont pas sincères. |
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b) |
Q. : En votre qualité de député, supporterez-vous les demandes des groupes de la société civile, notamment des groupes environnementaux nationaux, des Comités de gestion de l’eau par bassin versant, des Conseils régionaux de l’environnement et des groupes régionaux pour un meilleur financement de leurs actions citoyennes en environnement ? | |||||
| R. : Bien sûr que je le ferai. Je reconnais
volontiers le travail de notre député dans ce domaine et je
salue ses préoccupations sincères à cet égard.
Toutefois, au pouvoir il se rangera derrière la ligne de parti. Les gens de tous les partis voudront vous côtoyer. N’oubliez pas qu’ils côtoieront aussi les entreprises polluantes qui financent les caisses électorales. N’oubliez pas que les trois partis à l’assemblée nationale ont appuyé toutes les clauses des accords de libre-échange en 2001. Le parti Québécois à fait ériger (et grandement financé) la clôture de la honte. On a tiré à bout portant sur des citoyens pacifiques, l’ex chef du parti Vert s’est fait tirer dessus et à été blessé alors qu’il marchait…à deux rues de la manifestation. Voilà de l’argent qui eût été mieux utilisé à soutenir l’effort citoyen. Je me souviens messieurs du PQ et du parti libéral, lorsque vous tentez de nous faire peur avec la « menace » adéquiste, que vos actions ont été le contraire de vos discours et que même Dumont ne pourra pas descendre plus bas que vous n’avez été, ni que vous irez. Une action vert globale doit être instaurée et cela doit se manifester dans le financement. |
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| André Chauvette Candidat du Parti vert du Québec dans le comté de Berthier |
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